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Le glioblastome (tumeur grave du cerveau)

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AuteurMessage
geotrouvetout

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Instructeur au sol

Points aux jeux : 288

MessageSujet: Le glioblastome (tumeur grave du cerveau) Ven 24 Juin 2011 - 2:59


LE GLIOBLASTOME






Sur cette coupe de glioblastome en autopsie,
on constate un volume tumoral important, avec déformation ventriculaire gauche.
La surface est grumeleuse, les taches noires proviennent de micro-hémorragies.






Le glioblastome une maladie rare

Le glioblastome fait partie des maladies rares ou orphelines car il touche un nombre faible de personnes.






Y-a-t-il des essais cliniques ?

Oui, en petit nombre, pour en connaître la liste on peut la consulter sur le site d'Orphanet
http://orphanet.net


A Angers
Vaccination contre les gliomes malins par inoculation de cellules tumorales autologues irradiées et microperfusion locale de GM-CSF
M. Pr Philippe MENEI


A Paris
- Etude de phase III évaluant l'efficacité de la radiothérapie dans le traitement des gliomes anaplasiques supratentoriels des sujets de 70 ans et plus
M. Pr Jean-Yves DELATTRE


- Étude de phase I/II évaluant la tolérance et l'efficacité d'un nouvel agent stimulant dans les glioblastomes en récidive
M. Dr Antoine CARPENTIER


A Rennes
Étude de phase I et II de l'association topotécan-radiothérapie dans les tumeurs gliales de l'adulte
M. Dr Thierry LESIMPLE


Ou sur le site de l'AFSSAPS
http://agmed.sante.gouv.fr...htm


A Marseille La Timone
M. Dr Olivier CHINOT
264, Rue Saint Pierre
13385 MARSEILLE cedex 05
FRANCE
04 91 38 55 00 (Tél.)
04 91 38 73 48 (Fax)
ochinot@ap-hm.fr
Temodal en 1ère ligne sur les glioblastomes non opérables ou enlevés partiellement en semi-continu, une semaine oui, une semaine non.


A Toulouse
Mme Dr Elisabeth COHEN-JONATHAN-MOYAL
20-24, rue du Pont Saint-Pierre
31052 TOULOUSE
FRANCE
05 61 42 41 78 (Tél.)
05 61 42 46 43 (Fax)
moyal@icr.fnclcc.fr
fait un essai avec un radio sensibilisateur le Zarnestra ou R115777.






Qu'est ce qu'un glioblastome ?

Les glioblastomes sont des tumeurs astrocytaires malignes (grade IV selon la classification de l'O.M.S.).

Les astrocytes sont des cellules qui activées ont la forme d'étoile d'où leur nom dérivé d'aster, étoile.

Ils sont avec les oligodendrogliomes et les cellules microgliales les composantes de la glie (de glu, colle).

Les astrocytomes, véritables passerelles entre le sang et les neurones assurent la nutrition des neurones, gère les connections interneuronales, régulent les neurotransmetteurs.

Ils s'enroulent autour des synapses et peuvent même dans certains cas remplacer les neurones avec une vitesse de conduction plus lente, celle d'un TER comparé au T.G.V. selon Christian Giaume du Collège de France.

Le cortex cérébral d'Einstein en présentait une concentration anormalement élevée. Il y a en moyenne 1,4 astrocyte par neurone (Étude Science et Vie 10/2004).






La fréquence

Chez l'adulte, ce sont les tumeurs cérébrales les plus fréquentes avec une incidence de l'ordre de 4 nouveaux cas par an et pour 100.000 habitants, ce qui donne pour la France 2400 cas chaque année.

C'est la deuxième cause de mortalité des cancers chez l'enfant après la leucémie et la 3ème chez l'adulte.

Il y a une majorité d'hommes.






A quel âge surviennent ils ?

Ils surviennent à tout âge, mais dans 70% des cas entre 45 et 70 ans avec une crête à 58 ans.

Entre 45 et 50 ans ce sont souvent des glioblastomes secondaires et entre 50 et 70 ans des glioblastomes primaires.

De plus les malades sont généralement nés en hiver surtout au mois de février (40%).

On ne connaît pas avec précision les causes de cette maladie mais on a quelques hypothèses, une origine virale périnatale, des prédispositions génétiques.






A quel endroit surviennent-elles ?

Ils siègent le plus souvent au niveau des hémisphères cérébraux, dans la matière blanche et toujours autour d'une courbe qui correspond au développement embryonnaire du cerveau.

Ce sont souvent des lésions volumineuses, profondes, inopérables.






Quels sont les signes annonciateurs ?

L'évolution est souvent très rapide en 2-3 mois, sauf si le glioblastome provient de la transformation maligne d'un astrocytome de bas grade (glioblastome secondaire).

Les signes neurologiques sont généralement :

- des maux de tête
- des nausées
- des vomissements
qui traduisent une hyperpression intracrânienne.

Ce sont aussi souvent :
- des changements dans le comportement
- incohérence
- une fatigue
- un tempérament dépressif.

On peut constater également des troubles visuels.

Ce sont des tumeurs faciles à identifier, à diagnostic quasi certain avant même la biopsie.

L'aspect radiologique au scanner ou à l'IRM est évocateur avec une lésion infiltrant le parenchyme cérébral associée à une prise de contraste hétérogène et des zones de nécrose.

Il existe des variantes histologiques (gliosarcome, glioblastome gigantocellulaire) dont le traitement et le pronostic sont très voisins du glioblastome typique.






Peut-on différencier glioblastome primaire et secondaire ?

Les anomalies génétiques dans les tumeurs sont différentes selon qu'il s'agit :

- d'un glioblastome primaire (de novo)
- ou d'un glioblastome secondaire (développé sur une tumeur astrocytaire bénigne).

C'est ainsi que les glioblastomes secondaires sont fortement marqués par une mutation ou une délétion du gène suppresseur de tumeur P53 ; alors que les glioblastomes primaires chez les sujets plus âgés ont des altérations multiples, notamment celle d'un autre gène suppresseur de tumeur CDKNA sur le bras court du chromosome 16, et surtout PTEN/MMAC1 sur le chromosome 10, anomalies que l'on retrouve dans le mélanome.






Quels sont les traitements ?

Dans un premier temps, si la tumeur n'est pas trop profonde, le traitement est chirurgical ; il consiste soit en une biopsie pour confirmer le diagnostic, soit en une chirurgie d'exérèse la plus large possible en sachant qu'il est en général impossible d'enlever toute la tumeur qui s'infiltre dans le parenchyme cérébral normal et que l'on ne peut pas enlever sans lésions importantes graves.

Dans un deuxième temps, le traitement consiste en une radiothérapie sur le lit tumoral et légèrement en dehors, puis une chimiothérapie avec une nouvelle molécule autorisée depuis mai 2000, le Temodal.

Le bénéfice de ces trois traitements en terme de survie est maintenant clairement démontré, même s'il reste modeste.

Une radio-chimiothérapie simultanée de 30 séances de :

- 2 Gy et Temodal oral 70mg/m2/jour

- suivie de Temodal oral 150mg/m2/5 jours/28

- puis 200mg/m2/5 jours/28

donne aujourd'hui (octobre 2004), les meilleurs résultats et apparaît le standard aux Etats-Unis.






Quel est le pronostic ?

Le pronostic de ces tumeurs n'est pas bon, surtout en l'absence d'exérèse chirurgicale satisfaisante, chez les patients âgés et en présence de signes neurologiques déficitaires importants.

La survie moyenne constatée aujourd'hui est d'un an, il est très rare de dépasser 2 ans.

En cas de rechute, une chimiothérapie de deuxième ligne, BICNU, CCNU oral, voire une réintervention peuvent être proposées.






Y-a-t-il des meilleures équipes ?

Compte-tenu de la rareté relative de ces tumeurs, il est souhaitable que leur prise en charge soit confié à des équipes multidisciplinaires habituées à ces pathologies et réalisée dans le cadre d'études prospectives pour essayer d'améliorer les chances de survie et la qualité de vie de ces patients.

Parmi les meilleures équipes, celles du :

- Pr J.-Y. Delattre à La Salpêtrière à Paris

- Pr Menei au CHU d'Angers

- Pr J. Honnorat au CHU de Lyon

-Dr O. Chinot au CHU La Timone à Marseille






L'apport du témodal

Le développement du témodal, nouveau médicament, approuvé en France en mai 2000 a profondément modifié la prise en charge des patients atteints de glioblastome.

Le témodal est un agent alkylant proche de la dacarbazine utilisée depuis plusieurs années dans le traitement du mélanome.

De plus, il diffuse remarquablement bien dans le tissu cérébral.

En raison de sa très bonne biodisponibilité, il peut être administré oralement et donc en ambulatoire.

Les effets secondaires sont modestes, avec principalement des nausées et vomissements chez environ 10% des patients et une thrombopénie qui est souvent le facteur de toxicité limitant.

On constate une forte constipation.

Le témodal a tout d'abord été utilisé lors de la progression après chirurgie et radiothérapie puis en traitement d'attaque.

Le taux de réponse objective (rémission complète ou rémission partielle > 50%) est relativement modeste 10%.

Cependant, une amélioration de la qualité de vie, en particulier grâce à une amélioration des fonctions neurologiques est observée dans près de 50 % des cas.

Une étude pilote combinant radiothérapie et témodal a été réalisée par deux équipes suisses lausannoise et genevoise sur une soixantaine de patients.

La toxicité de cette association est très modeste et les résultats sont prometteurs, une amélioration de quelques mois a pu être constatée.

A La Timone à Marseille le Dr O. Chinot a fait (en septembre 2009) un essai clinique avec Temodal en 1ère ligne sur les glioblastomes non opérables ou réséqués partiellement en semi-continu 1 semaine oui, 1 semaine non.






Pourquoi la chimio fatigue ?

C'est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie.

La fatigue est en réalité liée à plusieurs facteurs :

- la maladie elle-même
- les traitements associés entre eux
- la baisse des globules rouges lors de la chimiothérapie
- mais aussi le stress
- et l'angoisse.






L'origine des gliomes
Cancer Research 15/12/2009


Plusieurs essais ont été faits pour connaître l'origine des gliomes.

On a suspecté une infection virale périnatale en raison de la fréquence élevée de patients nés en hiver.

Désormais c'est IDH1 qui apparait le coupable.

Tous les chercheurs des grandes équipes mondiales concentrent leur travaux sur une mutation de ce gène.

Les enzymes métaboliques mutantes sont à l'origine de gliomes.

H Yan, Bigner DD, Velculescu V, Pasteurs DW.
Institut de la Fondation de la Tumeur du Cerveau Pédiatrique, Duc Université Centre Médical, Durham, Caroline du Nord, USA.
hai.yan@duke.edu


Des mutations dans les gènes des enzymes IDH1 et IDH2, isocitrates déshydrogénase ont été trouvées pour être des modifications génétiques fréquentes dans les gliomes et qui apparaissent très tôt dans les astrocytomes et les oligodendrogliomes, ils pourraient en être les responsables.

Toutes les mutations identifiées affectent un acide aminé unique localisé en R132 ( Substitution Arginine-Histidine en 132 sur 2q32 ) sur IDH1 et R172 sur IDH2.

Ces mutations sur IDH1 et IDH2 définissent une sous-classe spécifique de gliomes et peuvent avoir une grande utilité pour le diagnostic, le pronostic, et le traitement des malades avec ces tumeurs.


Pour un complément d'information, merci de consulter
Pubmed : 1996293 et ICI








Source


Note du site www.uspr33.com :

J'attire l'attention des lecteurs sur le fait que les informations sur les équipes médicales ont été recueillies en septembre 2009, et que ces informations ont pu être modifiées depuis







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