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[PROSTATE] - Mieux préserver la fonction érectile

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geotrouvetout

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MessageSujet: [PROSTATE] - Mieux préserver la fonction érectile [PROSTATE] - Mieux préserver la fonction érectile EmptyMar 2 Aoû 2011 - 3:55

CANCER DE LA PROSTATE

MIEUX PRESERVER LA FONCTION ERECTILE







[PROSTATE] - Mieux préserver la fonction érectile 110802040148
(Photo Emmanuel Bonnet)






Le Pr Abdel-Rahmene Azzouzi (Chef du service d’urologie au CHU d’Angers) explique cette nouvelle technique de photothérapie dynamique pour les cancers prostatiques à bas risque.






Quelle est la fréquence des cancers de la prostate et les risques encourus selon les stades ?

Pr Abdel-Rahmene Azzouzi.

Le cancer de la prostate est le premier cancer chez l’homme avec plus de 70 000 nouveaux cas par an.

Il existe quatre différents stades.

- 1. Un stade localisé peu évolué également appelé à bas risque, avec une tumeur décelée très précocement, uniquement sur la biopsie.

- 2. Un stade localisé plus évolué où le cancer est cliniquement décelable mais n’a pas dépassé la capsule de la glande.

- 3. Un stade localement avancé où la tumeur a dépassé la capsule prostatique, et a pu envahir les vésicules séminales.

- 4. Un stade “métastatique” avec atteinte principalement des os et/ou des ganglions, voire des organes à distance.






Comment s’assure-t-on très précisément de l’un ou l’autre de ces stades ?

Tout d’abord, par une analyse de sang qui mesure le taux de PSA (antigène spécifique de la prostate) et ne doit pas dépasser 4.

Il faut toujours associer ce test à un examen de toucher rectal.

Si le taux de PSA est élevé ou que le toucher rectal révèle une anomalie, il faut alors effectuer une biopsie sous échographie, dont le résultat est indispensable pour confirmer le diagnostic.






Jusqu’à présent, selon les stades, quelles sont les ­approches conventionnelles ?

===> Au stade le plus précoce :
il est souhaitable d’envisager une surveillance rapprochée, avec un examen du taux de PSA tous les trois mois et une biopsie tous les douze à dix-huit mois.

===> Au stade suivant :
il existe plusieurs alternatives dites curatives :

- 1. La curiethérapie (technique de radiothérapie interne) pour les cancers aux cellules peu agressives.

- 2. La radiothérapie externe, où l’on irradie la glande en totalité.

- 3. La chirurgie avec ablation complète de la prostate.
Une proposition de choix de traitements doit être présentée au patient, selon la spécificité de son cancer :

===> au stade localement avancé :

*** une radiothérapie, associée à une hormonothérapie
*** ou une chirurgie avec ablation complète de la glande (pouvant nécessiter ensuite une radiothérapie complémentaire).

===> Au stade métastatique :
on administre une hormonothérapie.






Quels sont les risques d’effets secondaires de ces protocoles ?

La radiothérapie comme la chirurgie présentent des risques minimes d’incontinence urinaire.

Mais dans ces deux approches, le problème majeur reste celui des troubles de l’érection.

Avec la curiethérapie, ceux-ci existent également mais à un moindre degré.






En quoi consiste cette nouvelle technique de photothérapie dynamique ?

La photothérapie dynamique de la prostate est un traitement en évaluation.

Ce procédé mini-invasif est destiné à détruire spécifiquement la zone où se situe le foyer cancéreux dans la prostate, sans l’enlever chirurgicalement.

Le but :

asphyxier la tumeur en obstruant les minuscules vaisseaux nourriciers indispensables à sa croissance.

Le protocole associe l’action d’une lumière laser avec celle d’un produit photosensibilisant.

Sous anesthésie générale, le chirurgien met en place, par voie endorectale, une sonde d’échographie qui, sur l’écran, va permettre de visualiser la glande.

Il implante ensuite (à travers le périnée) des aiguilles dans la zone tumorale de la prostate.

Dans chaque aiguille, une fibre laser va être introduite.

Après l’injection du produit photosensibilisant, les fibres lasers seront activées pour détruire avec une grande précision le foyer cancéreux.

Les résultats actuels montrent une nette diminution des risques de séquelles sexuelles par rapport aux traitements conventionnels et l’absence d’incontinence urinaire.

Au CHU d’Angers, notre équipe a déjà traité 64 patients depuis décembre 2008.

10 ont ­présenté une récidive ou une progression de leur maladie :

- 7 de ces malades ont été à nouveau soumis à la photothérapie dynamique

- et les autres, à des approches conventionnelles.






En fait, quels sont les principaux avantages de cette nouvelle approche en évaluation ?

1. Cette technique mini-invasive conserve, dans 85 % des cas, la fonction érectile.

2. Il n’y a pas de risque d’incontinence.

3. L’hospitalisation est seulement de vingt-quatre à quarante-huit heures.

4. En cas de récidive, si le cancer est resté peu agressif et de petite taille, on peut renouveler le traitement (ou dans le cas contraire s’orienter vers une thérapie classique).






Entretien réalisé par Sabine de la Brosse





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