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[REIN] - cancers du rein métastasés, 1ières rémissions complètes

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le petit prince

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MessageSujet: [REIN] - cancers du rein métastasés, 1ières rémissions complètes [REIN] - cancers du rein métastasés, 1ières rémissions complètes  EmptyDim 18 Mar 2012 - 1:13

CANCERS DU REIN METASTASES

PREMIERES REMISSIONS COMPLETES







[REIN] - cancers du rein métastasés, 1ières rémissions complètes  120318011958






Le Pr Bernard Escudier (Cancérologue spécialiste du cancer du rein à l’Institut Gustave-Roussy à Villejuif), ici avec le r Laurence Albiges, décrit l’efficacité d’un nouveau protocole d’immunothérapie soulevant un arrêt du traitement







Découvre-t-on souvent les cancers u rein à un stade avancé ?

Pr Bernard Escudier.

Ce type de tumeur, qi altère un organe profond, reste longtemps silencieux.

Sur les 10 000 cas recensés par an, nous évaluons à environ 20 % ceux découverts d’emblée à un stade métastasé, et 20 ù d’autres sont en cours de dégénération et développeront des métastases ultérieureemnt, malré la chirurgie.

Les 60 % restants, diagnostiqués à un stade local, vont guérir avec la chirurgie seule ;







Y a-t-il des signes avant-coureurs pouvant alerter ?

Certes, la présence de sang dans les uines, symptôme le plus caractéristique, oit conduire à consulter.

Ainsi que les douleurs dans la région rénale.

Heureusement, ces cancers sont souvent découverts fortuitement, lors d’une échographie de contrôle.







Existe-t-il des facteurs favorisants qui majorent les risques ?

- le sexe (2/3 d’hommes atteints pour 1/3 des femmes)
- le tabac
- l’hypertension artérielle
- l’obésité
- et probablement certains produits chimiques, notamment pétroliers.







Jusqu’à présent, selon les stades, comment traite-t-on ces tumeurs rénales ?

Si le cancer est uniquement localisé, l’élément clé est la chirurgie, en enlevant soit tout le rein, soit une partie, selon les cas.

Au stade métastasé, la première cible est généralement le poumon, pis el foie et d’autres organes.

A ce stade, on s’est aperçu, pour ce type de tumeur, que la chimiothérapie restait inefficace dans la grande majorité des cas.

Pendant 15 ans, on a essayé de nombreux protocoles dans le but d’aller tuer les cellules cancéreuses, en vain.

C’est alors que les chercheurs se sont tournés vers l’immunothérapie, pour doper les défenses immunitaires. Mais avec des effets secondaires très lourds.







Quand a-t-on observé les premiers progrès ?

Fin 1990, où une avancée capitale a été saluée par toutes les équipes de recherche mondiales.

Il s’agit de la découverte du processus d’angiogenèse.

Pour être nourrie, la tumeur a besoin de sang et d’oxygèe.

Pour cela, elle doit posséder ses propres vaisseaux.

Les cellules cancéreuses sécrètent ainsi des substances dites « proangiogéniques » qui vont « faire fabriquer » ces nouveaux vaisseaux sanguins.

D’où l’idée de chercher à empêcher le développement de ces éléments nourriciers.







Comment est-on parvenu à ralentir, voire neutraliser, le développement des ces cellules cancéreuses ?

On a développé en laboratoire des molécules anti-angiogéniques, destinées à « affamer » spécifiquement les cellules de la tumeur rénale (en perfusion ou injection ssous-cutanée).

C’est ce qu’on appelle « une thérapie ciblée ».

En 2007, les résultats d’études se sont révélés extrêmement satisfaisants.

On obtenait alors 70 à 80 % de rémissions.

Mais dès qu’on arrêtait le traitement, la maladie repartait.

Et avec des effets secondaires qui altéraient la qualité de vie, comme d’importants troubles digestifs.

Aujourd’hui, nous nous sommes posé la question : « Puisque nous avons des patients toujours en vie après 15 à 20 ans d’immunothérapie, pourquoi ne pas tenter à nouveau un arrêt du traitement anti-angiogénique » ?







Quel a été le protocole de votre dernière étude ?

Avec ma collègue Laurence Albiges, nous avons regroupé en France 64 patients en rémission complète, pour observer l’effet de l’arrêt thérapeutique.

Tous avaient eu une ablation du rein par chirurgie et étaient sous traitement de sunitinib ou de sorafénib.

Certains avaient également été soumis à une radiothérapie.

Résultat : après un an, 1 patient sur 2 n’avait pas rechuté, et, on l’espère, est totalement guéri.

Ceux ayant récidivé ont de nouveau reçu leur traitement ; aujourd’hui, ils sont retournés à leur état antérieur, celui d’uen rémission maintenue par le traitement initial.

Actuellement, avec un recul de + 2 ans, nous avons 35 patients qui vivent normalement, sans être assujettis à des prises médicamenteuses quotidiennes.







Quelle va être la prochaine étape ?

Nous allons analyser en laboratoire des prélèvements effectués sur des tumeurs de patients en rémission complète.

Nous voulons comprendre pourquoi, après les traitements anti-angiogéniques, certains cancers récidivent et d’autres pas.

Nous allons également tenter de savoir à l’avance s’il est possible de prévoir un arrêt du traitement.









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