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[SEIN] - un bisphosphonate antirechute

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AuteurMessage
geotrouvetout

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Instructeur au sol

Points aux jeux : 288

MessageSujet: [SEIN] - un bisphosphonate antirechute Mer 7 Avr 2010 - 17:13



Cancer du sein, un bisphosphonate antirechute ?



Le Docteur Marc Spielmann (chef de service d'oncologie, de pathologie mammaire de l’Institut Gustave-Roussy) commente les résultats positifs d’un vaste essai de traitement pour empêcher une récidive.



Une récente étude publiée dans la revue scientifique “New England Journal of Medicine” rapporte les bénéfices d’un médicament, le zolédronate, pour prévenir une récidive des cancers du sein hormono-dépendants.
Pouvez-vous nous expliquer d’abord les caractéristiques de ces tumeurs ?


Dr Marc Spielmann. Il y a deux types de cancer du sein :
- les hormono-dépendants (de 68 à 70 % d’entre eux)
- et les non hormono-dépendants.
Dans le premier cas, ces tumeurs possèdent des récepteurs (sortes d’antennes) œstrogènes, hormones qui vont s’y fixer pour pénétrer dans le noyau de la cellule. Et là, une fois à l’intérieur, ces œstrogènes ­favorisent la prolifération cellulaire, c’est-à-dire un processus de cancérisation. Ce type de tumeur hormono-dépendante peut donc être combattu par un traitement anti-hormonal qui va bloquer ces récepteurs. Dans cette étude autrichienne, les femmes avaient toutes eu un cancer hormono-dépendant et après leur opération chirurgicale avaient reçu une thérapie anti-hormonale (et certaines également une chimiothérapie). L’étude a consisté à leur administrer, en plus, un traitement par bisphosphonate : en l’occurrence du zolédronate.





Habituellement, après la chirurgie, un traitement anti-hormonal est-il suffisant pour prévenir la survenue d’une rechute ?

Malgré les progrès considérables obtenus ces vingt dernières années, une faible partie de patientes rechute, d’où l’intérêt de la mise au point de nouveaux traitements préventifs.





Comment s’est déroulée l’étude autrichienne ?

Ce vaste essai a été réalisé sur 1 803 patientes non ménopausées et sous traitement anti-hormonal (soit par tamoxifène, soit par anti-aromatase plus suppression ovarienne chimique).
Une patiente sur deux a reçu tous les six mois une perfusion intraveineuse de zolédronate.
Les premiers résultats recensés après quatre ans ont permis d’observer que, chez les patientes ayant reçu ce bisphosphonate, on relevait une réduction du risque de rechute chez une femme sur trois ! C’est beaucoup.
Et on s’est aperçu que ce médicament, censé agir uniquement sur l’os, avait aussi évité la formation de métastases sur d’autres organes.





En fait, quelle est son action ?

Les traitements par bisphosphonates ont pour objectif de réduire la destruction osseuse.
Le zolédronate est d’ailleurs déjà utilisé pour combattre l’ostéoporose en diminuant fortement l’activité de cellules osseuses : les ­ostéoclastes (l’os, organe vivant, est en ­perpétuel renouvellement à la suite du ­fonctionnement de deux types de cellules : les ostéoblastes qui le construisent et les ostéoclastes qui le détruisent).
Pour répondre à votre question, le ­zolédronate exerce une action anti-­métastasique en empêchant les cellules tumorales circulantes d’envahir l’os ou d’autres organes.
D’autre part, on a ­découvert que ce médicament, dans les cas de métastases osseuses, renforce l’action de la chimiothérapie.
On suppose aussi –c’est une hypothèse– qu’il empêche une tumeur de progresser en bloquant les vaisseaux qui la nourrissent (phénomène d’anti-angiogenèse).





Au cours de cette étude autrichienne, quels effets secondaires a-t-on relevés ?

On a seulement recensé deux cas d’ostéonécrose de la mâchoire et aucune autre complication (sur le plan statistique, ces cas sont considérés comme exceptionnels).
Il faut noter qu’il s’agissait là de femmes jeunes, comportant probablement moins de risques de complication que des femmes ménopausées plus âgées.





Ces risques d’ostéonécrose de la mâchoire n’avaient-ils pas été relevés plus fréquemment avec des ­traitements de métastase osseuse ?

Oui, mais il s’est agi d’un faible pourcentage observé quand les perfusions intraveineuses étaient administrées toutes les trois ou quatre semaines et non tous les six mois.
D’où la nécessité avant de commencer le traitement de se soumettre à un bilan bucco-dentaire complet.






Pensez-vous que les bénéfices observés dans cette étude autrichienne pourraient être les mêmes chez des femmes ménopausées ?

Oui, car elle confirme les résultats de quatre autres essais réalisés il y a quelques années avec d’autres bisphosphonates (administrés par voie orale ou perfusion), sur un nombre moins important de patientes ménopausées ou non.
Le traitement s’était révélé bénéfique dans les groupes recevant le bisphosphonate.





Y a-t-il actuellement d’autres études en cours avec des bisphosphonates sur des femmes ayant eu un cancer du sein ?

Oui, trois études (portant chacune sur des milliers de patientes) sont conduites depuis plusieurs années sur des femmes ménopausées ou non. Elles sont destinées à comparer l’action préventive de trois molécules de la famille des bisphosphonates :
- le clodronate (tous les jours par voie orale),
- l’ibandronate (par voie orale)
- et le zolédronate (par voie veineuse).
Ces essais vont évaluer la tolérance, les risques d’effets secondaires et l’efficacité de chaque traitement.
Les premiers résultats (ceux de l’étude avec le clodronate) seront publiés dans le courant de l'année 2010, les autres probablement un ou deux ans plus tard.




Entretien réalisé par Sabine de la Brosse
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