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[SEIN] - Un outil génétique pour éviter les chimiothérapies inutiles

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AuteurMessage
geotrouvetout

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Instructeur au sol

Points aux jeux : 288

MessageSujet: [SEIN] - Un outil génétique pour éviter les chimiothérapies inutiles Mer 7 Avr 2010 - 21:33



Cancer du sein
Un outil génétique pour éviter les chimiothérapies inutiles.






le Pr Martine Piccart, chef du service de cancérologie à l'Institut Jules-Bordet de Bruxelles, nous explique les bénéfices attendus de la première grande étude génétique mondiale des tumeurs mammaires.












Pouvez-vous nous rappeler la fréquence du cancer du sein et ses conséquences ?

Pr Martine Piccart
Dans nos pays occidentaux, 1 femme sur 8 est, dans sa vie, atteinte d'un cancer mammaire.
C'est énorme !
Dans le monde, on recense 1 million de nouveaux cas par an et 400 000 décès.
La maladie est loin d'être vaincue.





Quels sont les types de cancers du sein les plus fréquents et leurs traitements ?

Grâce aux campagnes de dépistage, on découvre aujourd'hui les cancers mammaires beaucoup plus tôt : 6 sur 10 sont dépistés à un stade précoce où les ganglions environnants ne sont pas atteints.
Pour ces cas-là, le traitement, la plupart du temps, consiste à enlever la tumeur chirurgicalement et, le plus souvent, à compléter par une radiothérapie.
Chez chacune de ces femmes, on évalue également un risque : la possibilité que quelques cellules cancéreuses aient pu s'échapper à distance. Si ce risque est jugé élevé, le cancérologue, selon le profil de la tumeur, prescrira un traitement médicamenteux :
- soit par chimiothérapie,
- soit par hormonothérapie (en cas de présence de récepteurs hormonaux),
- soit à base de trastuzumab (pour les patientes dont la tumeur s'est révélée porteuse d'une substance spécifique, le récepteur H.e.r.2).
Mais tous ces traitements “adjuvants” ne sont pas sans effets secondaires, surtout la chimiothérapie qui entraîne notamment des troubles digestifs, une grande fatigue, une perte de cheveux, parfois une ménopause précoce et, rarement, une toxicité cardiaque.





Pour ces cancers du sein localisés mais à risque de rechute, quels résultats obtient-on ?

Globalement, les traitements diminuent le risque de récidive de 20 à 50 %, selon les cas.
On est conscient que certaines patientes ont rechuté malgré la chimiothérapie et que d'autres, ayant reçu le même traitement, n'en avaient en fait peut-être pas eu besoin car de toute façon leur cancer n'aurait pas récidivé.
Pourquoi ? Parce que nous, cancérologues, disposons encore d'outils insuffisants pour cibler très précisément tous les cas réellement à risque de récidive. Nous ne pouvons pas encore établir de traitements sur mesure.





En fait, quels sont ces outils ?

Ce sont ceux mis au jour par le pathologiste quand il analyse la tumeur au microscope : sa taille, le taux de prolifération des cellules, leur présence ou non dans les vaisseaux environnants, leur aspect plus ou moins agressif.





Pourquoi lancez-vous cette étude internationale centrée sur les gènes des tumeurs mammaires ?

Il me faut d'abord rappeler que le cancer est une maladie des gènes qui deviennent anormaux par mutation.
De ce fait, un désordre s'installe, engendrant une prolifération anarchique du tissu mammaire. D'où la formation d'une tumeur dans laquelle il existe plusieurs milliers de gènes actifs.
Aujourd'hui, grâce aux avancées de la technologie, il est possible d'obtenir une information sur le taux d'activation de ces gènes, c'est-à-dire la carte génétique d'une tumeur.
Pourquoi est-ce utile ? Parce qu'en les étudiant, on peut mieux différencier les cancers à haut risque de récidive, ceux qui sans traitement vont entraîner la formation de métastases à distance, des cancers à très faible risque de récidive, qu'il faut éviter de surtraiter. Cette signature génétique des tumeurs est un nouvel outil qui demande à être validé pour pouvoir être un jour couramment utilisé.





Quel est le protocole de cette étude ?

Elle concerne 6 000 femmes réparties dans 10 pays européens.
Elle sera menée par le Breast International Group (Big) et coordonnée par l'E.o.r.t.c. (Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer).
Toutes ces femmes auront été opérées d'un cancer du sein localisé sans atteinte ganglionnaire, analysé, comme d'habitude, après l'opération par un pathologiste.
Mais à chaque fois, celui-ci enverra aussi une partie de la tumeur à un laboratoire d'Amsterdam, spécialisé dans l'étude des gènes, afin qu'il analyse spécifiquement 70 gènes de l'échantillon cancéreux, lesquels ont démontré au cours d'études, menées par le réseau de recherche Trans-Big, qu'ils prédisent un risque de rechute.
Pour chaque patiente, deux résultats vont être obtenus : celui du pathologiste et celui du laboratoire d'Amsterdam correspondant aux risques montrés par l'étude génétique.





Ces deux résultats devraient-ils se révéler concordants ?

Selon des travaux précédents, on a pu observer que dans 30 % des cas les résultats diffèrent.
Le plus souvent, le risque clinique traditionnel est élevé, alors que celui calculé par l'étude des gènes est faible.
Pour ces patientes-là, jusqu'à présent, le cancérologue tient compte du premier résultat et est enclin à prescrire un traitement complémentaire à la chirurgie, souvent une chimiothérapie.
Si on parvient, grâce à notre étude, à valider la supériorité du second résultat, celui obtenu par analyse génétique, on pourra alors épargner à ces patientes un traitement lourd et inutile.
Mais actuellement, le seul moyen de prouver cette supériorité est de traiter un groupe de femmes en se fondant sur le risque clinique et en ignorant la génétique, et un autre groupe en se fondant uniquement sur le risque évalué par l'analyse des gènes.
Mais il faudra attendre environ cinq ans avant de pouvoir disposer officiellement de ces résultats.
On a aussi l'espoir de découvrir d'autres informations utiles, comme par exemple la propension de certains cancers du sein à métastaser aux os plutôt qu'aux poumons ou au foie, et vice versa.
Et on a également l'espoir de mettre au point de nouveaux médicaments capables d'éteindre ces gènes responsables de métastases





Entretien réalisé par Sabine de la Brosse
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